20 août 2015

TANNA : une cabane dans les arbres



Après notre petite pause à Port-Vila, notre périple continu. Cette fois-ci c'est à TANNA qu'on atterrit. TANNA se situe au Sud d' EFATE. C'est une île de 40 km de long sur 19 de large et environ 29 000 personnes y vivent. TANNA est aussi et surtout connue et réputée pour son volcan toujours en activité, dénommé Yasur !!!

Malheureusement, TANNA est également une des îles qui a été le plus touché par PAM. C'est donc là pour moi l’occasion de m'attarder sur ce cyclone dont je vous parle déjà depuis plusieurs articles. 

PAM en quelques chiffres c'est :
  • un cyclone tropical de catégorie 5 en date du 13 Mars 2015 
  • des vents à 270 km/heure en moyenne
  • la plupart des bâtiments (80 %) sont touchés à EFATE mais c'est notamment à TANNA qu'on enregistre le plus de dégâts
  • 166000 habitants sur l'ensemble des îles du VANUATU sont touchées par ce cyclone
  • 16 personnes ont perdues la vie
  • PAM est déclarée « la plus grande catastrophe naturelle connue au VANUATU »

Si déjà à EFATE on pouvait observer les conséquences directes du cyclone, c'est à TANNA qu'on prend pleinement la mesure des choses. Une bonne partie des arbres ne dépasse les 4 mètres, les champs et autres végétaux ont tous des allures de désolation, pas beaucoup d'oiseau chantent (la plupart ne sont toujours pas revenus sur l'île après le cyclone), les routes n'existent plus et des tentes Unicef ont poussées un peu partout en attendant que les écoles soient reconstruites.


Malgré cette triste réalité, TANNA est aussi une des plus belles îles que j'ai pu voir. La nature est plus que luxuriante, elle est omniprésente. Des cocotiers, des bananiers ou encore des gigantesques banians défilent sous nos yeux, pendant que notre chauffeur se fraye un chemin dans ce qui était auparavant une piste. Dans la benne de son pick-up, notre guide pour les deux prochains jours. Il s'appelle Marc, il a 19 ans et il est à peine gêné par le chaos de la route. La voiture file au sud ouest de l'île, à  Isaka Village, où Daniel et sa famille nous attendent au « Lava view bungalow ». Leur particularité ? Proposer de dormir dans des cabanes perchées dans les arbres, avec vue imprenable sur le volcan Yasur.

                                                                                      

           

            

              



Après 1h30 de route quelque peu mouvementée, on arrive au village.

                                                                   



 Isaka est très loin de ce qu'on peut connaître en métropole ou en Calédonie. Ici pas de maison en dure, encore moins de route ou de poteaux électriques. En revanche, on trouve des cases dont les murs en bambou sont tressés et sur lesquels des feuilles de palmier servent de toits.  Le sol est noir, recouvert de poussière volcanique.
                       
                                                        
                                       
                                                         

                                        
                                   
                                                                          



Nos bungalows se trouvent au fond du village. Jella, la femme de Daniel, nous accueille et nous invite après nous avoir souhaité la bienvenue, à monter prendre possession de nos bungalows. Nous voilà donc partis à l'assaut de ce gigantesque banian dans lequel sont perchées deux cabanes : l'une à dix mètre, l'autre à vingt. 

                                                    
                                                                      

   

Pour les rejoindre, il nous faut escalader un escalier aux marches irrégulières et parfois incertaines, faites de manière la plus « artisanale » possible. Si les premières marches se font facilement, le vide qui se forme au fur et à mesure de notre ascension sous nos pieds nous rend un peu nerveux. Heureusement pour Dou et moi, tout ça s'arrête à la première cabane située à 10 mètres. Déjà là, la vue sur le volcan depuis notre fenêtre est imprenable. Et bien que les lattes du plancher sont parfois suffisamment espacées pour laisser entrevoir le bas du banian, notre chambre est assez cossue et donne envie de s'y prélasser.

                                         

                                                       

               

Gigo et Gaëlle, une fois leur ascension terminée font le même constat que nous, même si Gigo ne semble vraiment pas serein à l'idée de passer deux nuits si loin de la terre ferme !! Heureusement, Yasur est là pour lui faire oublier la hauteur......


                                                                                    

             



16 août 2015

Premier stop à EFATE et découverte de Port-Vila





Nous voilà enfin en vacances. Elle amènent avec elles, la promesse d'un dépaysement total et de belles découvertes.  Cela commence déjà avec notre arrivée à EFATE et plus précisément dans la capitale du VANUATU : Port-Vila.

Port-Vila c'est 44 039 habitants, le plus grand port et aéroport du pays. Son visage multi-face, rassemble majoritairement des mélanésiens mais aussi des chinois ou encore des australiens et des néo-zélandais.



Après une heure et demi de vol depuis Nouméa, on atterrit enfin dans cette ville bouillonnante. Il est 20h mais cela vit, ça circule, ça klaxonne !!! A peine le temps de récupérer nos bagages qu'un taxi nous propose de nous emmener à notre motel. Il ne s'agit pas des taxis comme on les connaît habituellement mais des mini-bus dont certains sont customisés jusqu'au volant. Du mini-bus à l'intérieur capitonné à celui repeint aux couleurs vert jaune rouge, c'est un véritable florilège d'originalité. On comprend rapidement que le mini-bus est à Port-Vila ce que le taxi, le métro et le bus réunis sont à Paris. En effet, peu de personnes dans la ville ont leur propre véhicule (trop cher). Tout le monde circule donc dans ces fourgons peu onéreux dont les chauffeurs semblent avoir pour règle d'être toujours de bonne humeur !! Le nôtre, à peine refroidit par nos quatre gros sac à dos et l'énorme sport-tube d'1 mètre 80 renfermant tout le matériel de plongée, ne déroge pas à ce principe. Souriant et joyeux, il nous dépose à nos chambres tout en nous souhaitant la bienvenue et nous donnant quelques conseils sur les choses à voir dans la ville. 


Après une bonne nuit de sommeil, « bercé » par le ronron des voitures qui semblent ne jamais s'arrêter, on part à la découverte du centre-ville. Ayant la journée pour cela, on décide d'y aller à pied malgré l'appel klaxonnant et répété des taxis, visiblement peu habitués à voir des touristes marcher  sur des longues distances. Port-Vila et sa périphérie de plein jour, nous permette de comprendre qu'à l'image de la ville, le pays repose sur une économie fragile. Il n'y a dans la plupart des quartiers, ni trottoir ni bitume mais une route de terre battue où piétons et voitures se mélangent. La plupart des bâtiments, notamment les magasins, sont assez vieillots et certains carrément vétustes. Il n'y a que lorsqu'on s'approche de l'hyper centre, que des constructions assez récentes apparaissent. Pour la plupart, ce sont de grands groupes étrangers venus s'implanter dans la capitale.

Le cyclone PAM est également passé par-là en mars dernier et on trouve en chemin quelques églises et écoles cerclés de bâche en attendant d'être reconstruits.

                                                  

                                                                                                                                 



Arrivés au centre, on se dirige vers le marché réputé pour sa beauté et ses prix attractifs. Les promesses sont tenues et on s'extasie devant ce qui semble être le poumon de la ville. De nombreuses étales attirent une multitude de gens. Touristes et locaux y font là leurs emplettes.  Tout est frais et les prix sont effectivement beaucoup plus bas qu'en Calédonie. Là encore, on constate les traces qu'a laissé PAM. Beaucoup de légumes : choux de chine, patates douces, christophines, mais encore très peu de fruits hormis quelques régimes de bananes et des noix de coco. 


                                      

    


Le marché, c'est aussi des stands de vêtements et de souvenirs en tout genre (sculpture, colliers de coquillages ou encore instruments de musique locaux....). Pour les petites ou grandes faims, des femmes un peu plus loin cuisinent à toute heure de la journée. Un peu plus tard dans la matinée, cette même place de marché sera le théâtre d'un prêche animé du pasteur du coin sur fond de musique et de danses.


On continue notre route jusqu'à ce que notre curiosité nous amène « Au café des amis ».  Il s'agit là de l'atelier d'un sculpteur. Là encore sa gentillesse et son sens de l'accueil sont les premières choses qui nous marquent. C'est avec un grand sourire et beaucoup d'efforts pour parler français qu'il nous explique son travail et à travers cela, l'histoire de son pays. Nous avons même le droit à une initiation à la musique traditionnelle. Ainsi et selon ses indications chacun est chargé selon un rythme précis de taper sur des statues évidées d'où sorte des sons différents. Un moment magique ! 



                                                     

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Nous continuons d'arpenter la ville de long en large jusqu'à la fin de la journée. Avec la nuit qui arrive, l'envie nous prend d'aller au Nakamal. En effet, au Vanuatu il y a peu d'alcool ( là encore trop cher) mais beaucoup de Kava. Le Kava est une boisson à base de racine broyée (ou parfois mâchée et recrachée) qu'on mélange avec de l'eau. On obtient alors un mélange mi-verdâtre mi-marron au goût très prononcé de boue. Mais alors me direz-vous, pourquoi pareille boisson récolte-t-elle un tel succès ? Et bien pour ses propriétés relaxantes et apaisantes. En effet le kava dans un premier temps anesthésie la bouche, puis son effet se diffuse dans tout votre corps et en quelques minutes vous voilà complètement détendu.  Dou et Gigo ravis de cette expérience en boivent dès le premier soir quatre. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ont ensuite bien dormi. Pour Gaëlle et moi, ce n'est pas la même chanson. Surprise par le goût vraiment mauvais, chaque gorgée est un supplice et au lieu des effets relaxants attendus, me voilà en plein concentration pour ne pas vomir. Pour cette première fois, le résultat est sans appel : le kava 1, moi 0 !!!


                                         



7 août 2015

Les préparatifs...




Pas un an qu'on est posé sur notre cailloux que déjà l'envie de reprendre le sac à dos se fait sentir. L'avantage quand on habite en Calédonie c'est que l'on a toutes les îles du Pacifique à portée de main et pour des prix beaucoup plus attractifs qu'en métropole. Pour cette fois-ci, on ne tarde pas trop à se décider, ça sera le VANUATU !!!!

Le VANUATU KESAKO ?

Le VANUATU est un archipel d'îles ( précisément 81 et dont certaines sont vraiment minuscules) à environ 500 kilomètres au Nord Est de la Calédonie. Les plus connues et touristiques de ses îles sont notamment EFATE où se trouve la capitale du pays, Port-Vila, ESPIRITU SANTO, TANNA, AMBRYM, EPI ou encore MALEKULA.





 Le Vanuatu colonisé par les britanniques et les français, est l'une des rares colonies à avoir été administrée conjointement par le Royaume-Uni et la France avant d'obtenir son indépendance en 1980. Ces habitants y parlent le bichelama (très ressemblant à un anglais mal parlé), l'anglais et aussi souvent le français.





Aujourd'hui, le VANUATU est réputé pour la beauté de ses îles, la plupart volcaniques, son Kava ( boisson locale à base de racine et aux propriétés relaxantes) ou encore ses danses et rites  traditionnels marquant la vie coutumière des tribus.




NOS COMPAGNONS DE ROUTE :

Pour ce voyage, on part avec deux amis : Gaëlle et Edouard, plus connu sous le nom de Gaga et Gigo. Ils sont tous deux amoureux, l'un de l'autre pour commencer mais aussi et surtout ce sont des passionnés des voyages. Voilà quelques années qu'ils vagabondent au gré du vent et des envies de leurs sacs à dos. Après avoir jeté leur dévolu sur NOUVELLE-ZELANDE, ils ont atterris en CALEDONIE depuis maintenant un an. Prochainement, c'est la THAILLANDE qui les verra débarquer. Pour suivre leur aventure c'est par ici : http://nouszealand.blogspot.com

Gaëlle est une passionnée de photo et de bon vin. Toujours partante pour découvrir de nouveaux paysages ou faire de nouvelles rencontres, elle s'intéresse à tout et ne peut pas rester plus de cinq minutes sans rien faire.

Gigo quant à lui est un passionné de la mer que ce soit dessus en bodyboard ou dessous en apnée. C'est également un douarneniste convaincu et un fan des profiteroles. 

   

                                      


NOTRE FEUILLE DE ROUTE :

Depuis le mois de juin, notre programme est quasi bouclé. Gaëlle hyper et ultra organisée a tout prévu et réservé sur internet.

Pour ce voyage, on se bloque quinze jours, histoire de pouvoir en profiter et prendre le temps de visiter le pays. Après plusieurs hésitations, on opte pour trois îles : EFATE, TANNA et SANTO. Notre choix a été facilité par l'offre d'une agence de voyage nous proposant le vol international CALEDONIE/VANUATU et les 4 vols domestiques inter-îles. Le tout pour 70 000 francs par personnes ( environ 650 euros).





Note périple sera donc marqué par trois grandes étapes :


  • Tout d'abord une arrivée à EFATE et plus précisément à Port-Vila pour deux jours, le temps de s'acclimater et se mettre en mode « vacance ».
  •  S'en suivra un départ pour l'île de TANNA, réputée pour son volcan Yasur, toujours en activité. TANNA est également l'île qui a été la plus dévastée par le cyclone PAM au mois de mars 2015. Il est prévu qu'on y passe deux nuits. 
  • Enfin, et après une journée de transite par Port-Vila (pas de ligne direct possible), on atterris sur SANTO pour y passer la plus grande partie de notre temps c'est à dire 9 jours, avant un rapide retour à Port-Vila pour une dernière nuit.


Une fois tout ça préparé, ne reste plus qu'à attendre sagement la date du départ, où plus précisément, la date du premier des 6 avions qu'on va prendre tout au long de ces quinze jours. Dou est ravi !!